pendant que j’écris toutes ces conneries à france inter il y a une émission sur la rentrée scolaire et je me souviens du rêve que j’ai fait cette nuit pour emmener valentin à sa nouvelle école il fallait marcher des kilomètres en pleine campagne traverser une forêt et grimper quelques mètres en s’accrochant à des arètes rocheuses et à des racines le tout sous un soleil brûlant avec les sacs et tout
***
je pisse et de bonheur j’ai des fourmis dans les gencives mon cœur accélère et cogne plus fort ma pression sanguine augmente même mon acuité visuelle je pisse et je sens l’odeur de ma pisse c’est le bonheur et quand j’écris ce texte je suis assis en tailleur et l’odeur de sueur qui émane de mes chaussettes prolonge ce bonheur
***
l’homme occidental n’est pas fier il n’est pas fier de ce qu’il est et ceux qui sont fiers fiers de ce qu’ils sont fier de l’occident blanc ce sont des malades et des nazis je n’ai pas de valeur je n’ai que la liberté il doit y avoir une grosse plantade quelque part vanessa m’a donné des valeurs des valeurs liées au couple liées à la famille la fidélité la loyauté la vérité c’est un bon début mais c’est insuffisant à la radio j’entends parler des iraniens ils sont fiers d’être iraniens j’entends parler des nigériens ils sont fiers d’être nigériens j’entends parler des immigrés qui vivent en france ils sont fiers d’être immigrés il y a une grosse déconnade quelque part j’ai l’impression je ne me sens pas fier d’être un bon amoureux je ne me sens pas fier d’être un bon père je ne me sens pas fier d’être un bon écrivain et je sens je sens bien que je devrais il y a une grosse erreur quelque part
2 commentaires:
trente-neuvième livraison
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pendant que j’écris toutes ces conneries
à france inter il y a une émission
sur la rentrée scolaire
et je me souviens du rêve que j’ai fait cette nuit
pour emmener valentin
à sa nouvelle école
il fallait marcher des kilomètres en pleine campagne
traverser une forêt
et grimper quelques mètres en s’accrochant à des arètes rocheuses
et à des racines
le tout sous un soleil brûlant
avec les sacs et tout
***
je pisse et de bonheur
j’ai des fourmis dans les gencives
mon cœur accélère et cogne plus fort
ma pression sanguine
augmente même mon acuité visuelle
je pisse
et je sens l’odeur de ma pisse
c’est le bonheur
et quand j’écris ce texte
je suis assis en tailleur
et l’odeur de sueur qui émane de mes chaussettes
prolonge ce bonheur
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l’homme occidental n’est pas fier
il n’est pas fier de ce qu’il est
et ceux qui sont fiers
fiers de ce qu’ils sont
fier de l’occident blanc
ce sont des malades et des nazis
je n’ai pas de valeur
je n’ai que la liberté
il doit y avoir une grosse plantade
quelque part
vanessa m’a donné des valeurs
des valeurs liées au couple
liées à la famille
la fidélité
la loyauté
la vérité
c’est un bon début
mais c’est insuffisant
à la radio j’entends parler des iraniens
ils sont fiers d’être iraniens
j’entends parler des nigériens
ils sont fiers d’être nigériens
j’entends parler des immigrés qui vivent en france
ils sont fiers d’être immigrés
il y a une grosse déconnade
quelque part
j’ai l’impression
je ne me sens pas fier
d’être un bon amoureux
je ne me sens pas fier
d’être un bon père
je ne me sens pas fier
d’être un bon écrivain
et je sens
je sens bien
que je devrais
il y a une grosse erreur
quelque part
Posté par Christophe Siébert le 12/02/08 à 7h15
un de mes poèmes :
http://etatlimite.canalblog.com/archives/2008/06/05/9463090.html
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